Au Ghana : le sésame, tremplin vers l'agroécologie

Expertise de terrain
Langue(s) : Français
Filières : Huiles
Pays : Ghana

Clifford Amoah est le coordonnateur national de l’association national des producteurs de sésame du Ghana (Ghana National Sesame Business Farmers Association, GNSBFA). L’intérêt pour le sésame va en s’accroissant au Ghana. Grâce aux pratiques agroécologiques promues et à différents partenariats, la GNSBFA travaille à faire du sésame une filière prospère créant richesse et emplois au Nord du pays.

À quel besoin a répondu la création de l’association GNSBFA ?

En 2015, dans le Nord du Ghana, plusieurs associations locales de producteurs de sésames se sont structurées à l’échelle des districts [collectivités de second niveau sous les régions] avec l’appui de différentes ONG, dont SNV (Pays-Bas) et Orgiis (Organisation for Indigenous Initiatives and Sustainability, Ghana). L’idée initiale était de développer une nouvelle culture de rente pour l’exportation, alternative au coton et au cacao, tout en restaurant la qualité du sol [le sésame résiste à la sécheresse, nécessite très peu d’intrants chimiques et accroît la capacité de rétention hydrique des sols].

La GNSBFA soutient les producteurs de sésame et les incite à adopter de bonnes pratiques culturales. Pour ce faire, elle s’investit surtout dans le renforcement des capacités de ses membres, en ce qui concerne l’agroécologie et les stratégies d’accès aux marchés (études de marchés, exploration d’opportunités). Les débouchés ont dû être diversifiés car les cours mondiaux sont très fluctuants. La haute qualité nutritive du sésame était en outre intéressante à faire connaître aux consommateurs ghanéens

À quelles situations tente de répondre la GNSBFA à travers le projet mis en œuvre avec l’appui du programme Jafowa ?

Le principal problème que nous avions identifié avant la mise en place de notre projet était la difficulté d’accès aux marchés rencontrée par les producteurs de sésame. À cause de leur méconnaissance du produit, les populations manifestaient une certaine réticence à le consommer, ne sachant pas comment ni en quoi le transformer. La situation ne motivait pas les agriculteurs à se lancer dans cette culture car ils ne savaient pas où écouler leur production.

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Propos recueillis en mai 2019 par Coline Charasse (Fondation de France) et édités par Yvon Saroumi (Inter-réseaux)

Ce projet fait l’objet d’un financement de la part du programme Joint Action for Farmers’ Organisations in West Africa - Jafowa (www.jafowa.org).

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