Mobilisation de capitaux

Étude/Synthèse/Article
Langue(s) : Français
Thématiques : Politiques agricoles, Transformation et filière

En dépit de l'énorme potentiel de l'agriculture familiale pour réduire la pauvreté, elle bénéficie de seulement 2 % de l’ensemble du crédit injecté dans l’économie ouest-africaine.

Un secteur jugé peu attractif

Après la fin du crédit agricole public, les banques commerciales ne se sont pas emparées de ce marché. Elles se méfient de ce secteur réputé risqué. Et malgré une insertion importante en milieu rural, la microfinance reste également très limitée quant aux investissements dans l’agriculture.

Intermédiation

  • Finance filière : La finance filière existe depuis des décennies, mais son application à des denrées destinées au marché local est plus rare du fait du caractère informel de la plupart des contrats sur ces marchés. En outre, la finance filière n’est pas toujours accompagnée des mesures qui peuvent en faire un outil vers l’autonomie des paysans.
  • Facilitation d'un partenaire au développement : Ce type de partenariat avec un apporteur de fonds qui appuie une OP par l’intermédiaire d’une IMF est généralement satisfaisant pour les paysans. Toutefois, il présente des limites inhérentes aux difficultés de gestion des crédits, ne concerne que très peu de bénéficiaires et leur durabilité est incertaine. 
  • Solutions auto-gérées et caution solidaire : Beaucoup d’organisations paysannes tentent de répondre aux besoins de leurs membres par la mutualisation de leurs moyens, avec parfois un effet levier grâce à une IMF partenaire. Ce sont les liens sociaux entre les individus qui sécurisent le crédit.

Guides pour l'action

La nécessité d’une plus grande inclusion des exploitations familiales dans le système bancaire et financier a été interrogée. Si l’environnement dans lequel évoluent les exploitations familiales reste si défavorable (très peu de soutien et d’infrastructures, importations à bas coûts, insécurité foncière, etc.), n’est-il pas dangereux de favoriser l’endettement de populations vulnérables qui ne disposent pas de filet de sécurité ?

Ce qui est consensuel, c’est que la participation des principaux concernés (exploitations familiales, OP, jeunes ruraux) à la formulation et à la mise en œuvre de solutions est indispensable. Et que tous les dispositifs visant un meilleur accès au crédit se révèleront bénéfiques s’ils sont accompagnés : d’une montée en compétences des populations et de leurs organisations, d’une structuration des filières et/ou d’une augmentation des fonds propres. En somme, tout ce qui concourt à plus grande autonomie.

Retrouvez la synthèse dans son intégralité

Retrouvez l'ensemble des contributions

Retour sur la page "Consommer local en Afrique de l'Ouest, celles et ceux qui font"