Il y a des alternatives !

Étude/Synthèse/Article
Langue(s) : Français
Thématiques : Agriculture durable, Alternatives de commercialisation

De l'agroécologie aux circuits courts, les pays du Sud et du Nord multiplient les initiatives pour développer des modes de production et de consommations durables.

Partout sur la planète – et même au-delà des zones arides –, des agriculteurs s’appuient sur l’agroécologie pour faire face aux conséquences des changements climatiques, tout en limitant  l’impact de leur activité sur les écosystèmes. Par exemple, ils pratiquent la culture sans labour, laissent les pailles sur le sol entre deux récoltes de céréales, intercalent un semis de plantes protéagineuses… De tels gestes, qui protègent les sols contre l’érosion, enrichissent les parcelles en matière organique et limitent l’usage d’engrais et d’herbicides, gagnent du terrain sur tous les continents.

En utilisant les plantes de couverture comme fourrage pour nourrir les animaux, certains producteurs des pays les plus pauvres de la planète, comme à Madagascar, ont développé une activité d’élevage pour compléter leurs revenus. Les déjections animales remplacent également l’engrais pour les surfaces céréalières. Ailleurs, la replantation d’arbres ou de haies met les
cultures à l’abri du vent, freine le ruissellement des eaux de pluie, préserve et enrichit les sols, restaure des colonies d’insectes pollinisateurs. La réintroduction de la biodiversité réduit en outre le recours aux pesticides et aux insecticides. Le remplacement de l’irrigation par aspersion par des systèmes de goutte-à-goutte diminue les besoins en eau des cultures irriguées.

Au-delà de leur effet bénéfique local, ces pratiques contribuent à limiter le réchauffement global. « L’agroécologie permet de retrouver un sol riche en matière organique, et donc stockeur de carbone. L’agroforesterie et plus généralement la réhabilitation des sols dégradés par une agriculture moins intensive en énergie sont des voies à développer », souligne Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète.

La nécessité d’une politique globale

Bon nombre de ces techniques sont financièrement peu coûteuses et accessibles pour les agriculteurs du Sud. Dans toute l’Afrique subsaharienne ont fleuri des projets où les producteurs ont pu diminuer, voire éliminer, leurs achats de produits chimiques et d’engrais de synthèse, tout en doublant pratiquement leurs rendements. L’enjeu est de taille pour les pays pauvres, où la récolte de grains ne dépasse guère la tonne par hectare, où les petits paysans sont les principales victimes de la faim et de la pauvreté faute de pouvoir produire et vendre pour les marchés
locaux, et où les approvisionnements dépendent trop de marchés mondiaux. [...]
aux cours aléatoires.

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Article issu du numéro spécial d'Alternatives Economiques "Risque climatique, défi alimentaire", réalisé en partenariat avec le CFSI, dans le cadre de la campagne ALIMENTERRE et de la mobilisation autour de la COP21.