Retour sur le festival ALIMENTERRE 2019 : quelques temps forts relayés sur le web et dans la presse.

Après un mois et demi de débat, le festival ALIMENTERRE 2019 s’est achevé le 30 novembre. Autour d’une sélection de 8 films documentaires, plus de 1 300 événements en France et à l’étranger ont été proposés : projections-débats, ateliers dans les lycées, marchés, conférences, etc. Retour sur quelques temps forts relayés sur le web et dans la presse.

Au Bénin, « Notre avenir se joue dans nos assiettes »

Le slogan du Festival ALIMENTERRE revêt une réalité très concrète en Afrique de l’Ouest. Si les défis sont différents de ceux de l’Europe (actualité des changements climatiques, désertification, absence d’autosuffisance alimentaire, sous-nutrition infantile), les solutions envisagées reposent sur les mêmes ressorts qu’en Europe. Nous parlons de soutien aux exploitations familiales, de pratiques agroécologiques qui apparaissent comme un moyen d’augmenter les rendements sans mettre en péril des sols amenés à être déjà rudement mis à l’épreuve par l’urbanisation et des conditions climatiques qui iront en se détériorant. Aller vers une sécurité alimentaire en redonnant le choix aux consommateurs, lutter contre les produits industriels importés et promotion des aliments locaux, voici les sujets qui ont été discutés par Francine Chabi, journaliste, Jeannine Agbo, nutritionniste et Djibril Azonsi, ingénieur agronome le 16 novembre à Cotonou.

Lire l'article de Matin libre

Au Burkina-Faso : la jeunesse de Boussé se mobilise !

Au Burkina-Faso, l’emploi des jeunes qui représentent près de 35 % de la population est un problème. L’enjeu alimentaire dépasse largement le strict domaine de l’alimentation et de l’agriculture. C’est un levier systémique pour agir sur la pauvreté chronique. Dans un contexte politique et économique tendu, il devient urgent de proposer des alternatives à la jeunesse burkinabé qui émigre massivement vers les pays voisins pour trouver du travail, comme l’illustrent les films-documentaires « Poisson d’or, poisson africain » ou « Cacao, les enfants pris au piège ». Ainsi, l’agroécologie, l’agriculture familiale raisonnée, apparaissent comme une alternative viable pour fixer la jeunesse et dessiner des perspectives d’avenir. C’est ce que présente entre autre le film « Burkinabé-Bounty, agroécologie au Burkina Faso » et c’est ce qui animait les discussions et débats assurés par le Réseau Zoodo Action & Solidarité avec le concours du RADSI Nouvelle Aquitaine et de la Maison des Droits de l’Homme à Limoges.

Lire l'article de la Maison des Droits de l'Homme

SOS Faim Belgique organise pour la 3e année consécutive le Festival en République Démocratique du Congo 

Du 16 au 20 novembre 2019 à Kinshasa, le Festival ALIMENTERRE a rassemblé experts, officiels et acteurs engagés sur les enjeux agroalimentaires. Pour ouvrir cette 3e édition, les ministres de l’Agriculture, des Infrastructures, de la Pêche et de l’Elevage, ainsi que le conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière d’agriculture étaient présents.

Le thème de l’agriculture familiale que promeut SOS Faim Belgique en coopération avec les acteurs locaux était à l’honneur. « Il faut qu’on s’arrête un moment donné pour réfléchir sur les conséquences », « proposer des alternatives, prendre des décisions au niveau individuel et collectif pour promouvoir un mode d’alimentation qui soit sain, équitable et durable ». C’est ce qu’a affirmé Mireille Bishikwabo, représentante pays de SOS Faim lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa dans les locaux du centre Wallonie Bruxelles.

Lire l'article de Thérèse Ntumba

L’Afrique de l’Ouest s’invite à Quessoy

A chaque édition, 3 acteurs du sud sont invités à partager leur expérience durant deux semaines dans toute la France, pour incarner et expliquer ces relations d’interdépendances afin de trouver des solutions communes.

A cette occasion, le Resia (Réseau solidarité internationales Armor) en la personne de Manon Decreuse, coordinatrice territoriale du Festival, a organisé une rencontre à Ville-Davy avec Kerfalla Camara, directeur de la Maison Guinéenne des Entrepreneurs, pour discuter des enjeux de labellisation des produits locaux avec des étudiants en BTS.

Nous sommes ici au cœur du message du Festival : partager des constats ici et là-bas, comprendre l’intérêt commun à agir de concert, lutter dans une même direction pour rétablir la solidarité, pour établir des systèmes agroalimentaires durables. Ainsi, les échanges commerciaux ont créé une dépendance mutuelle. Les européens ont écoulé leurs excédents sur le marché africain. L’Afrique de l’Ouest, ne pouvant faire face à une telle concurrence, se retrouve dépendante des importations alimentairesDans les deux cas, un tel système ne profite ni aux agriculteurs d’ici, ni aux agriculteurs ouest-africains.

Lire l'article de Ouest-France Bretagne 

Pour en savoir plus sur Kerfalla Camara, Ecouter son interview radio avec Marie Prinet, Occitanie

Les AMAP sur le front à Nérac : Prenez-en de la graine !

Les semences paysannes sont reconnues comme patrimoine commun de l’humanité depuis les années 1980. Pourtant, leur commercialisation et les bénéfices générés sont bels et bien privés. En effet, ces « ressources phytogénétiques » font l’objet d’un accaparement marchand de la part de grandes multinationales semencières qui brevettent des semences utilisées depuis des milliers d’années, grâce à un droit de la propriété intellectuelle qui leur est favorable. Ils asservissent ainsi le monde paysan contraint d’acheter ces semences. A cela se rajoutent des risques bioéthiques tels que les OGM, la perte de diversité des semences, l’appauvrissement du monde paysan. C’est sur ces sujets qu’a souhaité intervenir l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne avec les Biocoop à Nérac dans le cadre du Festival ALIMENTERRE, autour du film de Clémentine Mazoyer : « Quinoa, prenez-en de la graine ! ».

Retrouvez l’article complet sur La Dépêche et plus d’informations sur le travail de plaidoyer du CFSI et ses résultats avec la déclaration des Nations Unies sur les Droits des Paysans ou encore sur les enjeux autour des semences paysannes.

A Rambouillet : Le Festival ALIMENTERRE s'organise avec la Direction régionale interdépartementale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRIAAF)

Impliquée dans le Festival depuis plusieurs années, la DRIAAF en la personne d’Anne-Caroline Vinet a co-organisé un événement de clôture le 25 novembre à la Bergerie Nationale de Rambouillet, avec Oumou Khairy Diallo. Oumou a été invitée par le CFSI pour apporter un témoignage sur les enjeux et réalités vécus au Sénégal. Eleveuse laitière dans la région de Kaolack au Nord de Dakar, Oumou est engagée au quotidien auprès des femmes et des jeunes en agriculture. Elle porte une vision pragmatique, dresse des constats efficaces pour expliquer simplement des sujets complexes comme l’accès des femmes au foncier, ou l’impact des importations de lait sur la filière lait local en Afrique de l’Ouest. « Ce qui tue l’agriculture familiale en Afrique ce sont les multinationales. » conclue-t-elle sur les perspectives de développement agricoles au Sénégal. Lucie Pouliquen du CFSI et Artisans du Monde Yvelines étaient également présents.

Lire l'article de la DRIAAF

CFSI Janvier 2020