Projection débat " Cacao : les enfants pris au piège" et " Burkinabé Bounty

Dans l'attente du lancement de la soirée le public à son arrivée prenait connaissance de l'exposition sur la protection des sols.

Après avoir remercié le public présent 3 membres de l'association Courants d'Arts introduisait la séance.

Marie-Noëlle rappelait que l'association Courants d'Arts connue pour l'organisation du festival Jazz'Alp (4°édition du 6 au 14 mars 2020) ouvrait également son activité à des expositions, débats et projections de films, documentaires et que le festival ALIMENTERRE s'inscrivait tout à fait dans cette démarche.

Elle déclinait le programme : l'exposition sur la protection des sols, les 2 soirées projection avec «  Faut-il arrêter de manger des animaux » "Cacao les enfants pris au piège" et "Burkinabé Bounty Agroécologie au Burkina Faso et la conférence sur la biodiversité. Monique présentait le festival impulsé par le CFSI ( Comité français pour la solidarité internationale) au sein du groupe alimenterre. avec des milliers d’évènements proposés dans 600 communes de France et 12 pays par des milliers de bénévoles. M Christine présentait les films du soir en précisant que si le film de la 1ere soirée posait la question d'un élevage durable et respectueux des éleveurs et des animaux, le  film « Cacao » alertait sur le traitement des humains, l'esclavage et la responsabilité des multinationales du cacao. Celui sur le Burkina avait été choisi pour donner de l'espoir. Un débat animé par Marie de Besses d'Artisans du Monde Grenoble.

La bande annonce du festival a permis au public de se faire une idée des 8 films proposés et de la richesse des thèmes.

Pendant la projection les mouvements de tête ou réactions verbales exprimaient la colère ou le dégout devant certaines scènes.

Malgré le peu de personnes présentes, le public décide de se mettre en rond pour faciliter les échanges avec un réel désir de débattre.

Des échanges autour de la curiosité que le consommateur doit exercer pour identifier l'origine des produits qu'il achète. De la nécessité de l'autosuffisance et la souveraineté alimentaire. Du danger des traités de libre-échange et notamment du CETA qui est en cours de ratification et qui va détruire l'agriculture paysanne et ouvrir le marché à des multinationales au mépris des principes de précaution sanitaire propres aux pays.

Marie de Besses apportait des éléments sur le commerce équitable.  Elle a donné des exemples de pratiques au sein d’Artisans du Monde. Elle a aussi participé activement aux débats et nous a engagés à bien s’interroger non seulement sur l’origine des produits qu’on achète mais aussi sur les conditions de vie des producteurs.

Les échanges ont continué à la buvette avec des boissons BIO et une petite restauration BIO confectionnée par les membres de l'association .

17 personnes étaient présentes.

L’association Courants d’Arts tient beaucoup à ce festival très intéressant et qui montre avec des films très bien réalisés des réalités souvent inconnues des consommateurs. Ce festival pousse tout un chacun à avoir un esprit critique et à réaliser que notre acte d’achat de produits alimentaires est important et peut décider de l’avenir. Souhaitons-nous des aliments produits par les multinationales de l’agro-alimentaire, ou préférons-nous favoriser le commerce local, ou équitable, et bio (respectueux de notre terre, des animaux, des humains).