Droit à l'alimentation

Le droit à l'alimentation est reconnu par les Nations unies comme un droit de l'homme fondamental. Il stipule que chaque individu doit pouvoir avoir accès à une alimentation adéquate et aux moyens de se la procurer.

Dans certaines circonstances, les Etats ont l’obligation de fournir la nourriture à ceux qui en ont besoin. Mais le droit à l’alimentation n’est pas essentiellement le fait d’être nourri. C’est aussi la garantie du droit à se nourrir, qui ne requiert pas seulement que la nourriture soit disponible, mais aussi qu’elle soit accessible – par exemple, que chaque ménage ait les moyens de produire sa propre alimentation ou que son pouvoir d’achat soit suffisant pour se procurer la nourriture dont il a besoin. Le droit à l’alimentation impose à tous les Etats des obligations non seulement envers les personnes vivant sur leur territoire national, mais aussi envers les populations d’autres Etats.

En effet, le droit à l’alimentation ne peut être réalisé complètement que lorsque les obligations tant nationales qu’internationales sont respectées : les efforts nationaux n’auront souvent qu’un impact limité dans la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire si l’environnement international, comprenant non seulement l’aide et la coopération au développement, mais également le commerce et les régimes d’investissements ou les efforts visant à s’attaquer au changement climatique sur le plan mondial, ne les facilite pas et ne les reconnaît pas.

Le droit à l'alimentation astreint les Etats à mener des politiques cohérentes avec la lutte contre la faim.

Pour en savoir plus, accéder à la thématique Droit à l'alimentation et politiques publiques

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