La tomate au Sénégal
Film
Image du film "La tomate au Sénégal"

À travers l’histoire et la réussite d’un partenariat entre 14 000 producteurs de tomates sénégalais et un industriel français qui représente à ce jour la seule filière agricole qui fonctionne et qui progresse dans le pays, il s’agit de montrer ce qu’un modèle de développement original basé sur la concertation, le consensus, le respect des valeurs humaines et le partage des richesses peut présenter comme espoir face au libéralisme et à la mondialisation.

 

Illustration "La tomate au Sénégal"
 
Notre avis
 
Un peu à la gloire de la SOCAS, société industrielle de fabrication de concentré de tomates sénégalais, ce documentaire n’en est pas moins intéressant à utiliser. Il donne en effet la parole aux différentes parties en présence (producteurs locaux organisés en GIE, saisonniers embauchés par eux, président de l’Union des producteurs, fondateur de la SOCAS, pouvoirs publics, banque…) et montre bien les nécessaires négociations et compromis autour du contrat signé chaque année entre la SOCAS et les producteurs, qui garantit l’achat des récoltes à un prix garanti.
 
L’enjeu est de taille puisque cette filière locale, efficace rempart contre l’exode rural et porteuse de développement, fait vivre 300 000 personnes. La SOCAS semble s’inscrire dans une logique constructive, cherchant à rémunérer les producteurs à un juste prix. Il n’en reste pas moins que la dépendance des producteurs à l’industriel est très forte. La filière est indirectement soutenue par des bailleurs de fonds (AFD) au travers par exemple d’un programme d’alphabétisation et enseignement de notions de base en gestion aux producteurs. « La belle qu’on s’arrache » est ainsi devenue une référence sur le marché sénégalais, avec une part de marché colossale de 80 % sur le segment du concentré de tomates.
 
Le film ouvre enfin son propos au contexte international en montrant en quoi la concurrence chinoise, avec un produit à base de concentré de tomates importé de Chine, menace cet équilibre. L’intérêt du consommateur, celui des producteurs locaux et la position des pouvoirs publics sont bien restitués. Les subventions agricoles européennes sont dénoncées et la nécessité de classer la tomate sénégalaise en produits sensibles dans les échanges avec l’UE est clairement rappelée. 
 

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Informations sur le film

52
Français
Lieurac Productions
Isabelle Antunes
2006

Jargonnette