Brèves

17/06/16
Manifestation anti-APE au Sénégal

Les négociations relatives à l'accord de partenariat économique entre l'Union européenne et l'Afrique de l'ouest s'accélèrent actuellement. Le Parlement doit débattre cet été d'une version de l'accord et voter avant le 1er octobre. Dans ce cadre, plusieurs organisations européennes et ouest-africaines, dont le CFSI et Peuples solidaires ont mis en place une pétition pour manifester une fois de plus leur opposition à cet accord. L'occasion d'un retour sur les conséquences néfastes que pourrait avoir l'APE.

Initié par l’Union européenne en 2000, l’Accord de partenariat économique (APE) est censé favoriser le développement économique et réduire la pauvreté en Afrique de l’Ouest. Mais en contraignant cette dernière à supprimer la plupart de ses protections commerciales vis-à-vis des importations de produits européens, l’APE servirait avant tout les intérêts d’une poignée de multinationales européennes au détriment des populations les plus vulnérables d’Afrique de l’Ouest.

APE : un Accord de paupérisation économique

Jusqu’à maintenant, l’Afrique de l’Ouest peut exporter librement ses productions - sans acquitter de droits de douane - vers le marché européen. En revanche les Etats ouest-africains conservent la possibilité de taxer les importations venant d’Europe.
L’Union européenne (UE) exige désormais la réciprocité : pour continuer à bénéficier du traitement préférentiel européen, l’Afrique de l’Ouest devrait supprimer ses droits de douane sur 82% des importations d’origine européenne. Ce chantage s’appelle « APE ».
Cette libéralisation des échanges consacrerait la liberté du renard européen dans le poulailler ouest-africain. L’APE mettrait en compétition la zone économique la plus riche avec une des régions les plus pauvres du monde : seuls 6 % des produits ouest-africains sont plus compétitifs que ceux de l’Union européenne ! C’est tout le tissu économique local de l’Afrique de l’Ouest, constitué de petites et moyennes entreprises et d’exploitations agricoles familiales, qui serait alors mis en danger par cet accord.
De plus, l’Afrique de l’Ouest perdrait 1,3 milliard d’euros de recettes fiscales par an, 5 ans après l’entrée en vigueur de l’APE et 3,2 milliards la 20ème année. La perte cumulée sur les 20 premières années s’élèverait à 30 milliards d'euros et continuerait à progresser, ce qui serait un handicap gigantesque pour l’investissement des Etats d’Afrique de l’Ouest dans le développement, y compris pour le soutien aux agricultures familiales et paysannes.

Comme le rappelle Mamadou Cissokho, président honoraire du Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest (ROPPA) : "Tous les pays qui se sont développés ont commencé par créer les conditions pour le faire en se protégeant et ce n’est qu’après qu’ils se sont ouverts aux autres. On ne peut demander aujourd’hui à l’Afrique d’être le premier exemple qui montrera que c’est en s’ouvrant d’abord au commerce qu’elle va se développer".
Il ne reste que peu de temps mais le Parlement européen peut encore stopper l’APE !

En Afrique de l’Ouest, les sociétés civiles (organisations paysannes, syndicats, ONG…) se mobilisent dans leurs pays respectifs pour empêcher la conclusion de l’APE.
En Europe, le Parlement européen a prévu de voter sur la ratification de l’APE en septembre 2016. Il est urgent d’agir et de se mobiliser dès maintenant pour demander un vote contre l’Accord. Les eurodéputé-e-s ont une dernière chance de stopper l’Accord, qui est une menace pour la souveraineté alimentaire et économique de l’Afrique de l’Ouest et qui est synonyme d’appauvrissement pour des milliers de familles africaines.

Exigeons donc ensemble que l'Union Européenne prenne véritablement en compte les intérêts des pays ouest-africains dans la signature des accords commerciaux qui les concernent : signez la pétition !

 
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Creuser le sujet

- Concord (Confédération européenne des ONG d’urgence et de développement), A qui profite l'accord de partenariat économique entre l'Afrique de l'ouest et l'Union européenne?, 2015
- L'Accord de partenariat économique Afrique de l'Ouest-UE : un accord perdant-perdant. Jacques Berthelot (voir le site www.sol-asso.fr)

03/06/16
photo de la couverture du rapport de l'OCDE © OCDE

photo de la couverture du rapport de l'OCDE © OCDE

 

L'OCDE a publié un rapport sur l'avenir de l'agriculture et de l'alimentation dans le monde. Fruit d'un travail de recherche et de modélisation porté par un groupe d'experts, ce rapport fait état des " énormes défis " que le système alimentaire va devoir affronter dans les décennies à venir, élabore trois scénarios possibles d'évolution, et termine par des recommandations. 

Trois grandes tendances déterminantes pour l'avenir des systèmes agricoles et alimentaires

Pour l'OCDE, les principaux enjeux en matière d'agriculture et d'alimentation portent sur :

- une demande alimentaire qui augmente et se déplace. La pression démographique conduit à une augmentation continue de la demande en produits agricoles. 80 millions de personnes viennent chaque année grossir les rangs de la population mondiale. Ce chiffre concerne majoritairement le "monde en développement", où 800 millions de personnes souffrent actuellement de la faim. Dans le même temps, les pays riches et les pays en transition connaissent des phénomènes d'obésité et de surpoids de plus en plus importants. La question de l'accès à une alimentation saine est donc plus que jamais d'actualité.

- les contraintes liées aux ressources naturelles. La disponibilité des terres agricoles productives est de plus en plus faible. Cela s'explique par différents phénomènes tels que l'urbanisation galopante ou la dégradation des sols. On assiste également à une perte de biodiversité, à la raréfaction des ressources en eau ou en matières premières telles que les énergies fossiles, les minerais, etc. Tout ceci est directement lié à une surexploitation des ressources, dont les activités agricoles sont en grande partie responsables.

- les incertitudes relatives à la productivité agricole en raison du changement climatique. La hausse des émissions de gaz à effet de serre conduit à une augmentation des températures globales et à une intensification des phénomènes climatiques extrêmes. Ceci a des conséquences directes sur la productivité des exploitations agricoles, notamment celles des petits producteurs des pays pauvres, qui ont peu de moyens pour y faire face.

Les trois scénarios d'évolutions possibles pour 2050

En prenant soin de préciser qu'il ne s'agit "ni de prévision, ni de projection" et qu'ils revêtent d'importantes incertitudes, l'OCDE propose les trois scénarios suivants : 

- Scénario 1 : " croissance fragmentée reposant sur les énergies fossiles ". La souveraineté des Etats et la recherche de l'auto-suffisance prédominent (coopération limitée à des alliances régionales). La croissance économique est basée sur les énergies fossiles et les technologies associées. Ni les pouvoirs publics, ni les citoyens n'ont de réelles préoccupations sociales et environnementales.

- Scénario 2 : " croissance durable portée par l'engagement citoyen ". La transition économique, écologique et sociale est à l'oeuvre, notamment parce que les consommateurs et les citoyens ont changé de comportement. La croissance et les technologies sont axées sur la préservation des ressources.

- Scénario 3 : " croissance rapide reposant sur la coopération internationale ". Les pays coopèrent entre eux pour favoriser la croissance économique et la prospérité. La priorité est donnée aux marchés et aux grandes entreprises plus qu'aux questions environnementales. De nouvelles technologies sont imaginées pour l'alimentation humaine et animale, ainsi que pour la production d'énergie.

Dans chacun des trois scénarios, les prix agricoles pourraient continuer de fluctuer. Les volumes de production augmenteraient également, à part pour ce qui concerne les protéines animales dans le scénario 2 (où cela engendrerait également une légère baisse des prix, en raison d'une pression moindre sur les ressources agricoles). La part de l'agriculture et de l'emploi agricole dans le PIB des pays riches et des pays pauvres diminuerait également dans chacun des trois scénarios. En termes d'impact global,  le scénario 1 « pourrait exacerber l’insécurité alimentaire et les risques liés à la sécurité des aliments, et accroître la pression exercée sur l’environnement naturel ». Le scénario 3 devrait « améliorer les perspectives de croissance économique de la majorité des régions du monde… [et] amplifier les risques que fait courir le changement climatique et les menaces qui pèsent sur la biodiversité ». Le scénario 2 améliorerait la durabilité du système alimentaire du point de vue de l’environnement.

Principales recommandations

Les recommandations à destination des pouvoirs publics portent sur des stratégies "adaptables, générales et robustes", qui doivent impliquer également le secteur privé. L'OCDE en préconise cinq  :

- accélérer "la transition vers des modes de vie et de consommation plus durables";

- améliorer la cohérence de la réglementation des marchés alimentaires entre pays;

- mettre en oeuvre "la croissance durable de la productivité" (le productivisme n'est pas remis en question, mais doit se soumettre à des exigences environnementales et de gestion des ressources naturelles, en mobilisant des acteurs publics et privés ... ) 

- améliorer les infrastructures (baisse des coûts des transports intérieurs et de la circulation de l'information entre acteurs agricoles et de l'aval)

- améliorer et élargir les systèmes de gestion des risques agricoles (notamment assuranciels et bancaires, avec la mise en place de systèmes de sécurité sociale et de fiscalités adaptées).

Le rapport précise également que "les possibilités d'amélioration ne sont pas limitées à la modification de la politique agricole". Il faudra travailler également sur les activités en amont et en aval, et sur les politiques économiques, environnementales, d'éducation, de santé, etc.

Tout un programme ! Sera-t-il mis en pratique ?

 

Creuser le sujet  : 

- Lire le rapport complet de l'OCDE

- Lire l'analyse de Materne Maetz sur le blog :  La faim expliquée

- Rapport, De l'uniformité à la diversité : un changement de paradigme de l'agriculture industrielle vers des systèmes agroécologiques diversifiés, IPES Food, 2016

31/05/16
logo semaine cap local © le journal toulousain

La proposition de loi « consommer local » portée par la députée EELV Brigitte Allain a été retoquée au Sénat. Pour rappel, cette proposition a été votée à l’unanimité à l'Assemblée nationale lors de sa première lecture en janvier. Elle cherche à créer un environnement juridique favorable à l'ancrage territorial de l'alimentation. La proposition prévoit dans son article 1 que d’ici 2020, 40% des aliments servis dans la restauration collective publique proviennent d’une production locale durable, avec 20% de produits biologiques.

Une procédure plus compliquée que prévu

Le texte a été transmis au Sénat le 14 janvier 2016. Il y a été initialement discuté en séance publique le 9 mars, mais les débats envenimés n’ont pas abouti. L’examen de la loi a repris en mai. Quels sont les principaux points d’achoppement ? Les sénateurs souhaitaient assouplir les conditions de mise en œuvre de l’obligation d’introduction de produits issus de circuits courts ou de proximité, ou répondant à des critères de développement durable dans la restauration collective. Ils ont également  tergiversé sur l’extension de la mention « fait maison » aux cantines. L’argument : cette mention, aujourd’hui réservée au secteur de l’hôtellerie, est un critère de différenciation pour les consommateurs. La faire apparaître dans les cantines risquerait donc de la fragiliser, ce qui représenterait une perte de clients pour les restaurateurs qui la mettent en avant...

Des amendements à l’origine de tensions

L’objectif des 20% de produits bio dans les cantines d’ici 2020 a été revu à la baisse. Pour les sénateurs, cet objectif est «illusoire». La surface agricole utile cultivée en "bio" représentait fin 2014 moins de 5% du total en France : l’objectif figurant dans la loi ne pourrait donc pas être atteint sur la base de productions françaises, d’après Henri Tandonnet, sénateur à l’origine de l’amendement. Il affirme même que cet objectif revient à favoriser des importations de produits bios plutôt que des produits locaux. Dans un communiqué paru au mois de mars, la Fédération nationale des agriculteurs biologiques (FNAB) contestait cette affirmation, arguant qu’il suffirait de 400 000 ha de terres agricoles en bio pour pourvoir à l’objectif de 20% initialement prévu par la loi. Or la France compte 1,3 million d’ha cultivés en bio !

Un autre reproche à cet article 1 concernait l’Outre-mer, où il est plus difficile d’atteindre les objectifs souhaités de produits bio et locaux en raison d’une offre limitée, d’organisations de producteurs à structurer, de la cherté des produits locaux en lien avec la concurrence des États limitrophes dont les coûts de production sont bien moindres.

Très remontée contre ce tacle, Brigitte Allain a critiqué les sénateurs, rappelant le chiffre de 76 % de Français favorables à sa mesure.  Mathilde Bœuf, porte-parole départementale d'EELV, critique Henri Tandonnet, comme allant « à contre-courant de l'attente des citoyens et des territoires». Des associations telles qu’Agir pour l’environnement regrettent également que « les sénateurs rejettent un objectif de bon sens qui aurait permis d’introduire, en restauration collective, une alimentation qui préserve la santé et l’environnement tout en redonnant du sens à l’agriculture. »

Le texte final a été transmis à l’Assemblée Nationale le 19 mai 2016 pour une deuxième lecture. Les amendements du Sénat vont-ils être validés ?

 

Sources : Sénat, La France agricole, Agir pour l’environnement

13/05/16
camion transportant des sacs de coton OGM © Margaux Aline

Les OGM n'étaient jusqu'au début des années 2010 que très peu présents sur le continent africain, où ils suscitaient une certaine réticence, notamment à cause de la mauvaise expérience du Burkina Faso. En effet l'introduction en 2008 du coton Bt, une variété GM résistante aux ravageurs et dont les rendements devaient être plus élevés, a en fait entrainé une perte de qualité du coton burkinabé autrefois très bien côté, qui a conduit à d'importantes pertes de parts de marché. (1) Il semble cependant que les firmes semencières gagnent actuellement du terrain en matière d'introduction de semences OGM en Afrique.

Une nouvelle menace se dessine …

Une règlementation facilitant l’introduction des OGM dans l’ensemble des États membres de l’UEMOA, de la Cédéao et du Cilss est sur le point de se mettre en place.  En effet, les ministres de l’UEMOA ont validé en février 2015 un « projet de règlement portant prévision des risques biotechnologiques en Afrique de l’Ouest ». Bientôt, les États n’auront plus le pouvoir de décider s’ils s’ouvrent ou non aux OGM :

- article 8 : « Chaque État membre accepte sur son territoire tout OVM (organisme vivant modifié) et produit dérivé […] lorsque l’État exportateur, en collaboration avec l’État importateur, prouve à ce dernier que cet OVM et produit dérivé est légalement fabriqué ou commercialisé sur son territoire » ;

- article 9 : « Les OVM et produits dérivés circulent librement sur le territoire de la communauté ».

Il suffit donc pour Monsanto de faire des tests concluants au Burkina pour pouvoir commercialiser ses produits partout.

La Copagen, une coalition d’ONG et de syndicats ouest-africains agissant en faveur de la protection du patrimoine génétique, est réticente vis-à-vis de cette règlementation : « Il suffira qu’un seul pays commercialise un type d’OGM pour qu’il inonde l’ensemble de la sous-région ».

Il semble que le texte pourrait être adopté avant fin 2016, tant par l’UEMOA que par la Cédéao. 

 

(1) Voir brève La fin du coton transgénique au Burkina Faso, février 2016

 

Source : Rémi Carayol et Marion Douet, 2016, « OGM, l’Afrique à tout prix », Jeune Afrique, n°2885-2886 (24 avril au 7 mai 2016), p. 30-31

26/02/16
Tomates 1€ © Bastien Breuil

En février 2016, l’observatoire des prix et des marges de la production alimentaire a rendu son rapport annuel « l’Euro alimentaire ». Il analyse les parts revenant à l’agriculture, à l’industrie, au commerce, aux produits importés et au fisc pour un euro dépensé en alimentation. En plein contexte de crise agricole, les chiffres (basés sur des données de 2012) sont révélateurs.

 

Nos dépenses d’alimentation nourrissent surtout l’aval des filières agricoles 

Sur 100 euros dépensés en nourriture, 56 sont captés par les activités de transformation, transport et commerce. À cela s’ajoutent 14,40 euros d’intrants agricoles (pesticides, engrais, alimentation pour bétail, etc) et 9,30 euros de taxes, pour ne laisser que 20,50 euros à la production agricole. Si on raisonne en valeur ajoutée pour chacun des acteurs de la filière, le constat est plus alarmant. Une fois ôtés les 29,6 % qui partent dans les produits importés et les 9,3 % de taxes, la part de création de valeur pour l’économie nationale (61,1 %) est constituée à 34,4 % d’activités commerciales et de services et 16,4 % d’activités industrielles. Il reste donc moins de 10 % pour l’agriculture. Autrement dit, sur 100 euros de dépenses alimentaires réalisées en France, 8,20 euros reviennent aux agriculteurs.

L’accroissement de « la distance entre agriculture et alimentation »

C’est une tendance lourde depuis 2010, année de la création de l’observatoire : l’alimentation crée des activités et des revenus dans toute l’économie nationale, mais avant tout dans le tertiaire et l’industrie agro-alimentaire, éloignant de plus en plus les agriculteurs des consommateurs. Les salaires bruts induits par la consommation alimentaire sont représentatifs : sur une masse salariale de 61,3 milliards d’euros versée dans l’économie nationale en 2012, 63 % sont captés par le commerce et les services, 21 % par l’industrie. L’agriculture (et la pêche) ne représentent que 6 % des salaires induits par la consommation alimentaire finale.

Cette distance croissante entre agriculture et alimentation est aussi géographique. Les importations de produits alimentaires et d’intrants agricoles sont en constante augmentation. S’ils représentaient à peine 25 % de la valeur des dépenses alimentaires il y a quinze ans, ils pèsent aujourd’hui pour près d’un tiers.

Vers une répartition équitable de la valeur ajoutée entre branches du secteur agro-alimentaire ?

Les agriculteurs sont pris en tenaille entre un modèle de production dominé par quelques firmes multinationales qui les obligent à importer de nombreux intrants, et une logique du moindre coût qui pousse les acteurs de l’aval à exiger des prix bas pour les matières premières agricoles. Pour ne rien arranger, les consommateurs préfèrent aussi souvent accorder la plus petite part possible de leur budget à leur alimentation, en particulier en temps de crise économique. En France comme ailleurs, les agriculteurs, premiers maillons de la chaîne alimentaire, sont presque toujours la variable d’ajustement, ceux qui doivent baisser leurs marges, parfois jusqu’à l’insolvabilité. Alors que faire pour enrayer ce cercle vicieux ? Encore et toujours, valoriser l’agriculture paysanne, peu consommatrice d’intrants et créatrice d’emploi, négocier des accords de partenariat entre les producteurs et l’aval, pour des échanges commerciaux qui ne soient pas uniquement basés sur la compétition et la rentabilité à court terme. Et sensibiliser les consommateurs, pour que la distance entre les champs et leurs assiettes ne soit plus un obstacle à l’avenir des campagnes.

 

Sources : Alterecoplus, OFPM, Le Monde

 

Creuser le sujet :

- Rapport, L'Euro alimentaire, OFPM, 2016

- S'informer, Une nouvelle crise des prix alimentaires : le temps est venu de placer les êtres humains au centre du système alimentaire, Nyeleni, 2011

- Témoignage, Volatilité des prix alimentaires : 3 questions à Laurent Levard du GRET, CFSI - GRET, 2011 

- S'informer, Volatilité des prix alimentaires : la guerre des analyses, Inter-Réseaux, 2011

- S'informer, Faim et politique : mobilisations et instrumentations, IRD, 2010