Après avoir bouleversé les équilibres sur le marché du soja avec des importations qui représentent 60% des échanges mondiaux, la Chine fait irruption sur le marché du maïs. Pékin vient de signer avec Buenos Aires un accord pour l'exportation de maïs argentin. Les chinois sont de plus en plus friands de viande, or "il faut sept protéines végétales pour produire une protéine [de porc], la multiplication des troupeaux entraîne mécaniquement une envolée de la consommation de maïs ", explique Joséphine Hicter, analyste matières premières chez Oaks Fields Partners.
Avec plus de 1,3 milliard d'habitants et une consommation alimentaire qui évolue, la Chine se heurte au plafonnement de sa production agricole. La pollution des sols, l’érosion, les problèmes de gestion de l’eau contribuent à la raréfaction des terres agricoles disponibles et le pays se voit contraint à chercher des terres arables ailleurs (Mali, Sénégal, Nouvelle-Zélande, Indonésie…) Le modèle d’autosuffisance ne tient plus. Certains analystes estiment qu'après le maïs, c'est l'approvisionnement en blé qui pourrait devenir problématique. De par sa puissance démographique et son poids économique, la Chine est un acteur majeur dont les ajustements de politique ont de lourdes conséquences sur la scène internationale.
Source : Agence France Presse

